Cambodge; Hier, Aujourd’hui et Demain

Résumé des 2 derniers livres de Douc Rasy

CAMBODGE POUR UN ETAT DE DROIT

Le drame du Cambodge, malgré sa complexité, est une tragédie en trois acteurs :

1°- un acteur individuel : un monarque de droit divin décidant exclusivement  selon ses sentiments : colère, vengeance, vantardise et se croyant infaillible et supérieur à tous dans son pays, mais faible et maniable à l’extérieur par un plus puissant ;

2°- un acteur collectif de droit prolétarien plongeant, tête baissée dans leur idéologie, tout en rêvant de détruire la société khmère présente et de reconstruire sur le vide, une nouvelle société sans classe ;

3°- un acteur collectif homogène de conquérants toujours avides de nouveaux territoires à rattacher à leurs précédents acquis, sachant flatter et obtenir du premier, l’autorisation d’implanter leurs forces dans les zones frontières de l’Est cambodgien et enfermer le second dans sa certitude doctrinale et dans l’illusion d’une amitié indéfectible avant de le priver de ses dissidents et de s’en servir pour régner. Après leur victoire, et en guise de « gratitude » machiavélique pour l’hospitalité obtenue, ils se retournent pour essayer d’établir une frontière à leur avantage et pour introduire au Cambodge leurs ressortissants et leurs chefs de file en vue d’une éventuelle expansion.

Comment les uns et les autres ont joué dans ce drame à trois, c’est ce que l’auteur essaie d’expliquer dans son livre « Cambodge pour un Etat de Droit : La Nation et le Citoyen khmer », ed. Société Des Ecrivains, 2007.

CAMBODGE, DÉCLIN ET RÉSURRECTION

On est en 1954. Les troupes cambodgiennes défont les envahisseurs à Siempang (avril),  Sréchès (mai) et Prek Té (juillet), et permettent à la Conférence de Genève de ne tolérer la présence d’aucun envahisseur au Cambodge. En 1991, la Conférence de Paris prend acte d’un régime installé par les dirigeants des mêmes envahisseurs que ceux de 1954. Elle se contente de compromis devant un statu quo acquis par les armes. Le sort en est-il jeté ? Pourquoi en est-on arrivé là alors que l’on peut lutter contre ce qui est en train d’advenir !

L’auteur, témoin des soubresauts de son pays depuis sa jeunesse, en cherche constamment les causes. Il en avait découvert des bribes sans toutefois pouvoir les rattacher à un réseau de pensées et d’actions cohérentes. Victoire ! En janvier 2007, grâce à un aveu de taille, les désastres du Cambodge en cette fin du XXe siècle s’expliquent. Comme quoi la vérité finit toujours par se révéler à ceux qui savent attendre. Elle explique non seulement les défaites, mais montre également la voie à suivre pour remonter la pente du déclin. C’est ce qui forme la substance du livre: « Cambodge, Déclin et Résurrection », ed. Société Des Ecrivains, 2010.

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